A L’Accent de Montbéliard– Cie Gakokoé le Samedi 13 Mai à 20h et le Dimanche 14 mai à 16h

Mad #47#

Texte de Jérôme Brie A L’Accent de Montbéliard– Cie Gakokoé le Samedi 13 Mai à 20h et le Dimanche 14 mai à 16h à Le Scénacle Besançon Les 17 et 18 mai à 20h30 et au Théâtre de Morteau le 23 mai à 20h30.

Marcel Djondo dans Mad#47# Photo©Daniel Novak (3)

A L’Accent de Montbéliard– Cie Gakokoé le Samedi 13 Mai à 20h et le Dimanche 14 mai à 16h

Mercredi 17 Mai et Jeudi 18 Mai 2017 à 20h30 à Le Scénacle à Besançon  (6 Rue de la Vieille Monnaie 25000 BESANCON  Tél. : 03 81 57 65 73)

Mardi 23 Mai 2017 à 20h30 au Théâtre de Morteau (Place de la Halle – BP 53095 – 25503 Morteau Téléphone 03 81 68 56 83) Tarif normal 10 €  Réduit 8€

Texte de : Jérôme Brie   Editions: ALNA Editeur  Mise en scène : Mohamed Guellati

Avec Corinne Bastat et Marcel Djondo Scénographie, costumes et accessoires : Emilie Jouve Lumière: Mehdi Guellati  Son : Thibault Epenoy Régie générale: Florian Euvrard

Coproduction: MA Scène Nationale (Montbéliard), Théâtre de Morteau

Avec le soutien de: L’Accent – Scène de proximité à Montbéliard; Le Théâtre de l’Engouement (Sénégal)

Le Samedi 13 Mai à 20h et le dimanche 14 Mai à 16h à L’Accent à Montbéliard 

Tarifs : 2€ (-12 ans, demandeurs d’emploi, handicapés) et 4€

La réservation est obligatoire au 06 61 59 10 48 / 03 81 91 22 83. Les billets sont à retirer au siège de la compagnie avant le jour du spectacle.
À la fin de chaque spectacle, vous pourrez soutenir la Compagnie par vos dons.

Corinne Bastat et Marcel Djondo dans Mad#47# Photo©Daniel Novak (2)

Deux inconnus sont contraints de vivre dans une promiscuité étouffante. D’un côté, une bourgeoise intello, française et blanche. De l’autre, un Malgache noir, factotum au verbe haut. Durant leur affrontement verbal, chacun accouchera l’autre de sa mémoire coloniale.

Professeur expatriée nommée à Antananarivo, Ambre est forcée de vivre aux côtés de Balthazar, gardien de la villa qu’elle occupe. Entre la femme blanche et l’homme noir, une arme… Mais Ambre est-elle vraiment blanche ? Et quelle est la nuance d’un homme de couleur ? Chacun porte comme un fardeau son histoire et l’Histoire dissimulée, ignorée ou niée. Nouée autour de l’exploration de leur passé, cette rencontre est l’occasion rêvée d’un règlement de comptes. Mad #47# (pour Madagascar, 1947) revient sur l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire coloniale française : la sanglante insurrection des indépendantistes malgaches du 29 mars 1947 réprimée par le massacre de dizaines de milliers d’habitants de l’île. Formant un couple malgré eux, Ambre et Balthazar vont mener une enquête à travers les mémoires coloniales, mettre à jour amnésies et non-dits qu’ils soient collectifs, familiaux ou intimes. Pour enfin marcher sereinement vers demain.

Créé le mardi 9 février 2016 à 20:00 à MA Scène Nationale, Théâtre de Montbéliard. Il a été joué à Confluence dans le XXe à Paris les 11 et 12 mars 2016 et du 6 au 10 juillet au Festival Nous n’irons pas à Avignon à Gare au Théâtre (Vitry-Sur-Scène)

Remerciements: La Grave et Burlesque Equipée du Cycliste, Haim Isaacs (collaboration Chant), Confluences – Lieu d’engagement artistique (Paris XXe), MJC Valentigney

Mad #47# – coproduction : MA scène nationale – Pays de Montbéliard

 


Note de l’auteurMad #47# ( Titre provisoire ) est un texte sur la mémoire coloniale. Sur les mémoires coloniales. Sur la concurrence des mémoires coloniales. Un texte sur la non-transmission, sur l’amnésie, collective, familiale, intime, consciente ou non.

C’est un texte écrit depuis une place à part : celle d’un descendant de colonisateur, mais un descendant rattrapé -déniaisé – par les ambiguïtés du fait colonial : la chair de l’empire est métisse, la créolisation du monde a succédé aux épisodes coloniaux.

Né d’un couple tôt défait, loin de mon père et sans guère d’échanges avec lui, il m’a fallu vieillir pour découvrir peu à peu son histoire, à partir de ce premier déclic : réaliser à l’adolescence que si j’étais blanc – comme tout le monde alors dans ma province rurale – mon père lui ne l’était pas. Ma soeur a démêlé peu à peu l’écheveau des métissages d’une famille éclatée sur tout ce que la France avait pu compter d’îles lointaines. Enfin s’est révélée l’histoire du traumatisme familial : le grand-père, militaire de carrière ayant survécu aux campagnes de l’armée de la France Libre, de la Syrie à l’Allemagne, pris avec femme et enfants dans le déclenchement de l’insurrection de 1947 à Moramanga, Madagascar, lui tué, eux épargnés par les insurgés dans ce moment confus où tout se mêlait : l’éclatement de la violence coloniale, l’identité métisse qui vous désigne à nouveau, mais là pour vous sauver la peau.

Ce texte mêle le plus intime, la relation au père, l’histoire familiale, au destin commun, à l’Histoire, les secousses tectoniques du XXème siècle. Et les répliques qui font encore trembler les sociétés malgache et française aujourd’hui. Pour ce qui est d’ici, mémoire coloniale, amnésie, immigration, identité nationale.

Ce que j’ai appris des miens a été un vaccin contre le mal actuel de mon pays. J’écris par souci de prophylaxie. Une parole qui me guérit, et dont j’espère l’effet partagé. Une guérison non sans douleur : raviver les mémoires, c’est fouiller les plaies pour les laver, tarir ainsi l’infection. Confronter de mon point de vue les mémoires du colonisé et du colonisateur, ça ne doit pas être de les associer dans un consensus baroque et tiède qui oeuvrerait comme une nouvelle confiscation coloniale. Sur ce sujet, je suis bien placé pour penser contre moi-même, contre mon corps social.
Ma parole est sentimentale, mais avec toute la violence et l’âpreté des sentiments. Une parole retrouvée, plutôt que transmise. Une parole de mâchoires serrées. Pour les morts et surtout pour les vivants.

 


Note du metteur en scène

Une femme, un homme, une arme.
Une femme blanche, un homme noir, une arme…
Une femme pas tout à fait blanche a bien y regarder, un homme noir, mais il y a tant de nuances de couleurs.
Il parait que les Inuits déclinent des dizaines de «blanc».
Et une arme : la mémoire personnelle, l’histoire cachée ou ignorée, niée ?

La rencontre de ces deux êtres une «prof expat» et un factotum à la mode coloniale autour de leur exploration personnelle, familiale, historique est une occasion exceptionnelle pour un règlement de compte. C’est le jeu des attractions – répulsions, une découverte aux allures clownesques. Balthazar et Ambre d’abord s’épouvantent au premier contact, ils sont plein de leurs aprioris et progressivement se rapprochent l’un de l’autre. Le mouvement serait une Milonga avec portes battantes, chez moi, chez toi, noir, blanc, le noir absorbe les couleurs, le blanc éclaire la mémoire. Chez toi puis chez nous ? Sur fond historique des violences de l’Histoire humaine nous suivrons leur cheminement étroit. Celui de l’intime résilience. Nous assisterons à une guérison Pour une marche tranquille.

J’ai rencontré Marcel Djondo il y a plusieurs années, nous avons créé Oro en 1995 puis nous avons régulièrement travaillé ensemble, au sein de ma Cie ou de la sienne ( création de spectacles, actions culturelles et artistiques en France, au Togo, au Bénin ). Ce projet bénéficiera de notre complicité de travail.

Notre première rencontre avec Corinne Bastat a eu lieu en 2004 autour d’une oeuvre de Sebastian Haffner «histoire d’un Allemand» produit par le Cdn de Besançon Franche Comté. J’étais comédien et elle adaptatrice et metteuse en scène. Je lui ai proposé de me mettre en scène à nouveau sur mon texte «Yvette Horner et l’odeur du mouton» ( 2014/2015 coproduction théâtre du granit/ Ccn de la Rochelle/ résidence de création au Cdn de Besançon ). Cette fois nous inversons les rôles et j’aurai le plaisir de l’accompagner sur ce projet et de l’associer à Marcel Djondo. Il arrive souvent que les complicités artistiques dépassent le clivage de nos structures, c’est le signe d’une forte motivation dans notre rencontre.

Mohamed Guellati
24 février 2015


Biographies de l’équipe

Mohamed Guellati
Metteur en scène
Metteur en scène/ auteur au sein de la grave et burlesque équipée du cycliste compagnie
qu’il crée en 1994 avec notamment :
– L’migri ( une histoire particulière de l’immigration nord-africaine )1997
– Vous avez De si jolis moutons pourquoi vous ne parlez pas des moutons ( parcours
intime et imagerie coloniale ) en correspondance avec Y’en a plus bon ( spectacle
débat ) 2005
– Mémoire de papillon / écriture et mise en scène bourse Beaumarchais
( spectacle autofictionnel, poétique et politique ) 2009
– Safari Banlieue ( mise en scène dans l’espace public/ spectacle s’appuyant sur un
dialogue culturel et artistique de plusieurs années entre les habitants de quartiers périphériques et les habitants des centre-villes ) 2007
– Naqba, while walking I saw spectacle franco palestinien créé au Freedom theatre à Jenin et repris en France ( 2007/2008 ) spectacle
Il partage également le parcours d’autres compagnies en tant que metteur en scène ou collaborateur artistique

Notamment la Cie Accrorap/Kader Attou : Douar( 2003 ) Petites histoires.Com ( 2005 )
Magik Electro ( danse/Strasbourg )
Cie Pierre Bolo ( danse/ Nantes )
Joyce Tapé ( musique ), boutique du conte ( Nuit du bossu, Tristan et Yseult )
Cie Isabelle Zammit ( Cocteau/ la voix humaine )
Cie Jouotour ( Perséphone/ Corrèze/2014/ jeune public )
Et puis bien-sur la Cie Gakokoé :
Les contes africains d’aujourd’hui ( Ecriture truculente sous forme de contes modernes sur l’immigration africaine en France / 2004 ) tournée en France et en Afrique de l’ouest Coproduction scène nationale de Montbeliard Mohamed Guellati est artiste associé au CDN de Besançon de 2004 à 2006
Au Granit Scène nationale de Belfort de 2005 à 2010

Corinne Bastat
Comédienne
Elève du Conservatoire d’Orléans, puis du cours Jean-Louis MARTIN-BARBAZ, elle poursuit sa formation professionnelle sous la direction de Stuart SEIDE, Jean-Claude FALL, Philippe MINYANA, Nadia VONDERHEYDEN et Sylvain MAURICE, et rencontre l’équipe de Georges APERGHIS au cours d’un stage de Théâtre musical au Centre Acanthes.

Comédienne :
Elle joue sous la direction de :
Jean-Pierre Rossfelder dans Les amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, Dominique Zenou dans Le Revoir d’après Phèdre et Andromaque de RACINE, Pierre Vincent dans Inventaires de Philippe MINYANA, Serge Dangleterre dans Le Cimetière des éléphants de JP. DAUMAS, Sylvain Maurice dans Macbeth de W. SHAKESPEARE, Alice Safran dans Déjeuner chez Wittgenstein de T. BERNHARD…

Elle chante TRENET dans un spectacle musical avec le groupe LES SARDINES.
Après un premier spectacle avec L’INTERLUDE T/O ( Eva Vallejo et Bruno Soulier ) – dont l’univers artistique est intimement lié à la création musicale – Requiescat in Pace, elle joue au Théâtre du Nord à Lille et au théâtre du Rond-Point à Paris dans La Mastication des Morts de Patrick KERMANN, mis en scène par Eva Vallejo, direction musicale Bruno Soulier.
Elle rejoint ensuite la Compagnie Les Voyageurs pour Richard III , mis en scène par Pierre Foviau.
Elle tourne également dans plusieurs court-métrages, pour la télé, et travaille à la radio pour diverses émissions de France-Culture.

Metteur en scène :
Sur la création de Macbeth de W. SHAKESPEARE, Corinne Bastat est également assistante à la mise en scène ; Sylvain Maurice lui confie ensuite l’adaptation et la mise en scène de Histoire d’un Allemand, souvenirs 1914-1933 de Sebastian HAFFNER avec Mohamed Guellati, créé au CDN de Besançon.
Elle collabore à la mise en scène d’un texte de Geneviève RANDO Barbe Bleue attendra son tour à La Boite à Jouer à Bordeaux, création interprétée par le comédien Michel Quidu.
Elle met en scène Yvette Horner et l’odeur du mouton de et avec Mohamed Guellati, créé en novembre 2014 au CDN de Besançon Franche Comté puis au Théâtre Le Granit à Belfort.
Elle a dirigé des ateliers pour différentes compagnies et est intervenue également auprès de classes option Théâtre à Rennes et Roubaix.

Marcel Djondo
Comédien
Il incarnera Balthazar.
Comédien, conteur, metteur en scène
Marcel DJONDO est né dans une famille de prêtres et prêtresses Vodou au Togo et
a fait une partie de son enfance au Bénin. Enfant, il passe des heures à écouter les
petites histoires des séances de divination « Fa ». Cette passion du verbe le conduit plus
tard à intégrer plusieurs compagnies de théâtre à Lomé. Il entamera alors un travail
de recherche sur « le conte africain porté à la scène ». Parallèlement, il est retenu dans
la Troupe du Centre Culturel Français de Lomé avec laquelle il explore le répertoire du
théâtre occidental :
– Les Fourberies de Scapin, de Molière 1986 ( rôle de Sylvestre )
– Ruy Blas, de Victor Hugo 1985 ( rôle du marquis del Basto )
– Le Bourgeois Gentilhomme, de Molière 1984 ( rôle du Maître tailleur )
– Caligula, de A. Camus 1982 ( rôle d’un poète )
Aujourd’hui, Marcel Djondo est le responsable artistique de la compagnie Gakokoé avec laquelle il a ouvert un grand chantier depuis l’année 2002 : comment raconter notre vie d’aujourd’hui. Dans ce chantier, Mohamed Guellati le met en scène en 2004 dans Les contes africains d’aujourd’hui qui fut bien apprécié au Festival Off d’Avignon en 2005. En 2006, son spectacle Contes de vies ordinaires est consacré Lauréat du Grand Prix de l’Initiative Sociale et Culturelle aux BIS à Nantes. Depuis 2007, il organise chaque année dans le Pays de Montbéliard et le Territoire de Belfort, La Fête Mondiale du Conte, un grand rendez-vous des amateurs d’histoires et de dépaysement. Avec sa compagnie Gakokoé, il s’investit et investit dans un travail de fond avec les habitants des quartiers difficiles du Pays de Montbéliard. Les projets mémoriels se suivent et tissent indéniablement un lien social entre les différentes couches de la population. Ses
derniers spectacles Contes de vies ordinaires et Contes africains d’aujourd’hui ont été écrits à partir d’un collectage de paroles auprès des habitants. Avec Gakokoé, il met en scène ou joue entre autres dans :
– Pôv’ Père Noël – Les sources de la République – Contes de vies ordinaires – Les contes africains d’aujourd’hui – La Réception
Avec son riche répertoire de contes, Marcel sillonne toute la France et la Suisse pour partager la chaleur des veillées de contes de son pays natal. Son spectacle Les contes de Marcel est en tournée depuis 1995 jusqu’aujourd’hui.
Parallèlement à sa compagnie, Marcel travaille avec de grands créateurs de contes urbains tels que L’Illustre Famille Burattini, Michel Crespin et le Théâtre de l’Unité. Il joue entre autres dans :
– Oncle Vania – Chambres d’Amour – Un Brecht pour Muguette, – Les petits métiers – La Gloriette de lumière – Dom Juan Avec l’Illustre Famille Burattini il joue dans La Saint Fainéant – Le Jabberwock – La Lettre au Père Noël – Les Voyages Extraordinaires
Autres compagnies : Safari Banlieue, Compagnie « La Grave et Burlesque Equipée du Cycliste »
A la télévision et au cinéma, il fait quelques brèves apparitions :
– Caméra Café, série M6, mai-juin 2003, avec Bruno Solo
– Le rendez-vous au champ, réalisation Laurence Douadi ( octobre 1997 )
– Mamirolle ( Une Saison ), réalisation Brigitte Coscas ( sortie janvier 2000 )

Emilie Jouve
Scénographe, accessoiriste
Après une formation de design d’espace à l’Ecole Boulle et une licence en arts du spectacle, Emilie Jouve intègre le département scénographie-décor de l’ENSATT. Elle obtient son diplôme en 2010 après trois ans de formation à la scénographie, pendant laquelle elle travaille avec Jean-Pierre Vincent, collabore notamment avec Mathias Langhoff et Michel Raskine, et crée par deux fois des spectacles de marionnettes en collectif ( Ventre et Kartochka ).
En sortant elle réalise une scénographie pour la compagnie de musique baroque XVIII- 21, et s’essaye à la création de costumes pour le spectacle Faire danser les alligators sur la flûte de Pan mis en scène par Ivan Morane avec Denis Lavant. Récemment, elle signe la scénographie et les costumes de Yvette Horner et l’odeur du mouton de Mohamed Guellati mis en scène par Corinne Bastat. Elle collabore régulièrement avec le scénographe Alexandre de Dardel, qu’elle assiste notamment sur une création de Robyn Orlin have you hugged ( … ) your brown Venus today ?, Le couronnement de Poppée mis en scène par Jean-François Sivadier, La chatte sur un toit brûlant mis en scène par Claudia Stavisky pour château de Grignan, et dernièrement Norma mis en scène par Stéphane Braunschweig.

Récemment elle est intervenue à l’académie Charpentier pour animer un workshop scénographie avec des étudiants de classe préparatoire. Elle travaille également avec l’atelier Förma Production en tant qu’accessoiriste. Enfin, elle s’essaye au cinéma en tant qu’accessoiriste pour Welcome to Oxford réalisé par Samuel Bodin et Julien Mokrani et comme chef décoratrice pour Allo Maman, série réalisée par Isaac Jacob Bellega.

Dimanche 18 janvier à 16 h

Perséphone

SPECTACLE ANNULE

le spectacle de dimanche 18 janvier à 16h00 à été annulé.
Nous sommes vraiment désolés de ce contretemps et nous espérons vous revoir bientôt lors de nos prochains spectacles.

Conte-théâtre-danse-musique

Cie joueÔtour

A partir de 7 ans – Durée : 50 mn

Il était une fois, dans un livre de contes, une jeune fille, euh ! Pardon, une princesse, à qui il manquait la fin de son histoire. Parce que son auteur s’était endormi. La princesse s’appelait Perséphone, ses parents avaient mystérieusement disparu, elle vivait dans une chambre avec une coiffeuse, une horloge, une cuisinière et son petit panier de pommes. Elle avait un ami en bois qu’elle appelait Pinocchio, bon d’accord. Mais sans la fin de son histoire, elle s’ennuie terriblement, c’est ce que vous allez voir. Et c’est là que Perséphone est incroyable. Elle s’ennuie tellement qu’elle va décider de sortir de son livre et d’écrire elle-même la fin de son histoire… Moi, j’ai jamais vu ça. Comme disait ma grand-mère : « Prend la porte de l’ennui et tu trouveras le chemin de l’imagination… ». L’imagination…

Une princesse s’ennuie, elle habite un livre d’images, son auteur s’est endormi. Elle décide alors d’agir, elle va sortir du lit/livre pour prendre en charge son histoire de jeune fille, pardon, de « princesse ». Sitôt fait un nouveau regard sur le monde s’impose a elle, la disparition des couleurs, l’usine a émotions, l’exil de Pinocchio dans le ventre de la baleine, c’est un regard en miroir avec la marionnette de son enfance. C’est une interrogation sur la transformation de la personne, la responsabilité individuelle dans le destin du monde, ses mécanismes, son écologie. Perséphone suit ce parcours initiatique de manière onirique. Ni elle ni le spectateur n’en est véritablement conscient. Ce spectacle interroge le dialogue avec les enfants, le monde que nous léguons. Il invite au refus de la fatalité. Et à la joie d’inventer et de se projeter.

Mohamed GUELLATI
Spectacle Perséphone – Entrée libre  – Réservation obligatoire (nombre de place limitées) par mail : gakokoe@yahoo.fr ou par téléphone au 03 81 91 22 83

 

 

Le dernier cannibale

théâtre / performance
déconseillé au jeune public non accompagné
3 comédiens

Théâtre / performance

Avec Denis Trutt, Marcel Djondo et Mohamed Guelatti

Un ENTRESORT tout droit issu des foires d’exposition et autres fêtes foraines du XIXe siècle, étroitement liées à la science anthropo-élitiste balbutiante et à la politique de colonisation de l’époque.
Mais aussi et surtout lieux de MONSTRATION sur fond d’ EXOTISME.
Exotisme dont les chefs cuisiniers parisiens épicent leurs CREATIONS CULINAIRES, portant cet ART à son apogée délirante.

Vous ENTREZ, vous savourez …

Vous SORTEZ, vous n’êtes plus la même personne !

 

Conditions d’accueil du spectacle :

Public :  spectacle déconseillé aux moins de 7 ans et aux plus de sept ans non accompagnés

Jauge : 30 à 50 personnes par séance suivant les lieux

Durée : 7mn par séance (séance toutes les demi-heures)

Espace scénique : 4 m x 4 m

Installation : 4 h

Démontage : 2 h

Tarif : Nous contacter

dimanche 15 décembre 2013 à 16H à l'Accent

Yvette Horner et l’odeur du mouton

Par la Compagnie théâtrale « La Grave et Burlesque Equipée du Cycliste » / Mohamed Guellati

Lecture / Tout public à partir de 12 ans.

Durée 1h 10mn

De et par : Mohamed GUELLATI

Lieu : L’Accent au 8 rue Contejean à Montbéliard

Réservation obligatoire au 03 81 91 22 83 ou 06 61 59 10 48 (tél ou SMS en précisant votre nom et le nombre de personnes) ou encore par mail à gakokoe@yahoo.fr

Attention : Passé 16h10, votre ou vos places ne sont plus assurées.

« Il s’appelle Marc de son vrai nom, on l’appelle Mahmoud mais il est vraiment français adopté par notre famille algérienne. L’miskin il est devenu un peu… Il croit vraiment qu’il est arabe. Il vous a parlé de son ventre, son enfant du dedans ? C’est délirant, non ? »

Extrait Yvette Horner et l’odeur du mouton (titre provisoire) de Mohamed Guellati

Dans le cadre de sa nouvelle création en chantier, la GBEC vous convie à une lecture de ce texte par Mohamed Guellati. Curieux de votre point de vue, la Compagnie vous proposera un temps d’échange convivial autour d’un verre après la lecture.

L’histoire :
Mahmoud un homme d’une cinquantaine d’années est attiré sur le terrain de jeu de son enfance, il ne reste que les décombres d’un immeuble HLM. Il ne tient pas à s’attarder mais une force débordante,  le pousse à raconter sa vie tumultueuse faite de mélange et de chocs culturels.
Ce texte est un parcours poétique et drôle sur la vie « mélangée » des enfants d’immigrés, sur les nouveaux français depuis deux générations, mais aussi sur les français tout court. Il se veut un questionnement universel  sur nos aptitudes à nous ouvrir  les uns aux autres, à nous intégrer les uns aux autres quel que soit notre groupe de départ.

 

Mohamed Guellati